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La religion
G.H.O.S.T
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Ven 23 Nov - 10:12
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Le Culte FédéralNouvel opium du peuple



La Trinité Fédérale éclaire le monde
Dans une période aussi sombre et troublée que celle dans laquelle évolue la Fédération, à quoi peuvent se raccrocher les citoyens lambda? l'opium du peuple, à la religion.
Le Culte Fédéral est la religion officielle du système Yseran, seule et unique. Perdu dans le chaos de la création d'une Fédération, sur les cendres encore fumantes des mondes détruits par les Tarchans, les origines du culte sont encore floues. Il serait issu d'une communauté de survivants croyants plus que tout à l'unité des peuples, à la force de ce dernier pour vaincre le Grand Ennemi par la foi et la force donnés par une entité supérieure, un seul Dieu.
Le meneur de cette communauté à la limite du fanatisme s'appelait Balthazar Stoneheart, le messie, le guide dans l’espérance, la voix, celui que l'on ne voit pas. Car oui, celui que l'on nommera Dogmathurge Fédéral, n'est jamais apparu en public, diffusant ses sermons emportés sur les ondes de l'Holonet. Les idées du culte jusque là encore confidentiel firent leur chemin dans le cœur des citoyens en quête d'espoir, rejoignant même cette volonté d'unité de la Fédération.

Le Dogmathurge
Désormais religion d'état dans cette organisation toute jeune, la voix de Stoneheart résonne dans tous les foyers du système. Le culte fédéral s'impose au détriment des croyances natives à grands renforts de propagandes, de missionnaires dans les endroits les plus reculés. Évidemment, ces événements ne calmeront pas les revendications indépendantistes des planètes et la rancœur à l'encontre de la Fédération.

Au vu des menaces sur la stabilité de la Fédération, le Dogmathurge a lancé une série de mesure. Son premier décret fut de créer une entité organisée et hiérarchisée qui sera amenée à garantir l'emprise du dogme fédéral sur le système et ses habitants, avec pour mot d'ordre: Unité, Loyauté et Ferveur. On voit apparaître un clergé composé à sa base de prêtres dispensant la bonne parole aux fidèles chaque jours aux offices, offices qui se verront obligatoires à suivre encadrés par la milice inquisitoriale, le bras armé du Culte.

Cette dernière veille à ce que le culte fédéral soit suivi à la lettre, elle est composée des plus fervents et fanatiques croyants ayant subies une formation militaire et psychologique approfondie. Une police religieuse qui tend à faire pencher la Fédération vers la théocratie au nom de la paix, de la foi et de l'espoir pour une monde à l'abri de la menace. Cependant, le Culte Fédéral n'est pas sans ennemis.

Le Grand Ennemi, menace divine
Cette menace est représentée par le Tarchan, diabolisé à l'extrême tout comme ceux qui s'en approche de prés ou de loin, c'est à dire les Magnaciens. Ces derniers sont chassés par la milice sous les ordres des Grands Inquisiteurs. Dans les premiers temps, ils menés des purges afin d'exterminér la communauté des parias de concert avec la première politique de la Fédération jusqu’à que ce les Magnaciens trouvent le moyen de leur échapper.

Le Dogmathurge Stoneheart fait passer les communautés magnaciennes pour des traîtres, les responsables des maux de la Fédération et des citoyens au même titre que les Tarchans. Les Grands Inquisiteurs sont au nombre de dix, un pour chaque planète et possèdent un siège au sénat pour représenter leur supérieur direct, le Dogmathurge. Ce sont des êtres froids, sans pitié, baignant dans une foi aveugle en leur messie et délivrant sa parole, appliquant scrupuleusement les paroles du Livre De L’Unité.

Total ascètes, ils traquent le moindre écarts fait à l'égard de Stoneheart, se retrouvant bien souvent en conflit avec les protecteurs de la culture, des scientifiques, membres de la communauté intellectuelle qui se battent pour leur libre pensée. Des discussions houleuses ont même lieu au sein même du Sénat, les uns pour faire valoir la parole du Livre, les autres pour l'atténuer, conscients que le culte a bien trop d'importance.

La religion fédérale prend place dans d'immenses cathédrales dont le style architecturale est issu des anciens temps fait de vitraux, de flèches et de gargouilles mêlé aux structures de verre et d'acier moderne, symbole de l'unité entre passé, présent et futur. Chaque office se compose d'un sermon du Dogmathurge attendu avec impatience par les croyants puis de la lecture du Livre De L’Unité par le prêtre qui dispense les sacrements du dogme. Les cathédrales sont constamment surveillées par la milice inquisitoriale quand cette dernière ne fait pas la chasse à l'hérétique croyants encore aux anciens dieux (comme les Magnaciens) et aux apostats, n'hésitant pas à la réprimer avec violence.

Dogma Fédéralis

Dogme I : Concile de Chontos : Une seule voix, un seul Dogmaturge, une seule foi.
Nous ne croyons qu'en la divine parole du Dogmaturge. Lui seul détient la vérité absolue et lui seul est en mesure de montrer le chemin aux enfants de Dieu. Nous croyons que le Dogmaturge détient le verbe éternel. Nous croyons que son essence est infiniment sainte, issue de la lumière de Dieu. Nous croyons que le Dogmaturge est le prophète.

Dogme II : Concile de Rhaxa : L'unité de l'église fédérale.
Nous croyons que l'église est indéfectiblement une dans la voix du Dogmaturge, dans notre foi et dans notre culte. Nous croyons qu'elle est le corps de Dieu, le germe de l'existence de notre foi, la représentation terrestre du Très-Haut et de ses saints. Nous croyons que l'église est le berceau de la vie, de la mort et de la résurrection. Nous croyons à l'infaillibilité dont jouit le corps de Dieu. Sa force protège les disciples.

Dogme III : Concile d'Hysmer : Le corps et le sang du Dieu tout puissant.
Nous croyons que la communion des esprits lors de la sainte messe est l'ultime et unique transmission du verbe. Nous croyons que le saint sacrement délivré dans l'enceinte de l'église par le Dogmaturge et son collège est le sacrifice du calvaire rendu présent sur nos autels. Nous croyons que le Saint-Père est unique et que son être est indivisible.Elle est n'est rendue présente que par la multiplication des messes et des sacrements par delà l'univers.

Dogme IV : Concile d'Aldor : Le baptême :
Nous croyons que le péché originel est transmit par la naissance et qu'il est propre à chacun. Nous croyons que l'onction du baptême administrée dés le plus jeune âge est seule à même de laver l'être de tous ses pêchés. Nous croyons que l'eau bénite par le Dogmaturge est seule à pouvoir donner aux âmes privés de la grâce surnaturelle la renaissance de l'esprit saint.

Dogme V : Concile d'Aquili : La vie et la mort.
Nous croyons que la mort est le prolongement de la vie, une fin inéluctable qui ne doit faire l'objet d'aucun mercantilisme. Nous croyons que la fin de l'existence n'est le fruit que de la décision du Trés-Haut. Nous croyons que les âmes défuntes ne peuvent accéder à la résurrection que par la piété et la communion.

Dogme VI : Consile d'Yséra : La transmission du verbe.
Nous croyons que les Saints Inquisiteurs Fédéraux sont les seuls à avoir le pouvoir de transmettre et faire respecter la parole du Dogmaturge. Nous croyons que rien ni personne ne peut s'extraire à la parole de la Sainte Inquisition. Nous croyons que l'Habeas corpus ad subjiciendum et recipiendum n'est accordée que par le Dogmaturge. Nous croyons qu'il peut nous être repris à tout moment par ses Saints Inquisiteurs.

Dogme VII : Concile de Cynia : Nul n'est censé ignorer la loi divine, surtout quand il est facile de la connaître.
Nous croyons que nous devons toujours connaitre les principes dictés par le Dogmaturge. Nous croyons que ne pas les connaitre serait une injure au verbe et nulle injure ne saura rester impunie.

Dogme VIII : Concile de Lian : Croire est un devoir.
Nous croyons que notre foi est un devoir. Nul se peut se soustraire à elle. Nous croyons qu'il n'est pas permis de déroger à la profession de foi.

Dogme IX : Concile de Throdia : Refus du polythéisme.
Nous croyons que le paganisme est prohibé. Tout contrevenant devra en répondre devant la Sainte Inquisition.

Dogme X : Concile de Loxis : La Sainte Inquisition.
Nous croyons que tout contrevenant au verbe devra se soumettre à la punition divine terrestre, administrée par les bras armés du Dogmaturge. Nous acceptons de nous plier au châtiment à la gloire du Très-Haut.

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L'AéonismeUne tradition ancrée



L'origine

L'Aeonisme est une religion polythéiste basée sur le culte du Grand Esprit Créateur de Toutes Chose ou Eon et des ses enfants, les quatre éléments de la vie: les Aeons. Kaer-Nak l'aérien, Sonder le Flamboyant, Tanae la Terrestre, Tandris l'Aquatique.

Dans la cosmogonie Aeoniste, le fils préféré d'Eon trahit sa famille et fut banni du Monde Spirituel appelé Noal pour être enfermé dans le Kaonthyr, le Monde Réel. Cet événement provoqua un cataclysme sans précédent, projetant la vie du Kaonthyr au bord de l'extinction. Les Aeons restant, honteux, se retirèrent dans le Néant laissant le Kaonthyr sous la protection des Gardiens. Ces entités spirituelles parcourent le Monde crée par le Grand Esprit pour le protéger des mauvais esprits de Sonder.

Ces Gardiens sont au nombre de quatre:
Haalk le dragon de cuivre, Gardien du feu.
Eherd le tigre d'argile aux yeux d'emeraude, le Gardien de la terre.
Vardhan, l'Aigle celeste, Gardien de l'Air
Mehen, la baleine d'azur ailée, Gardienne de l'eau.

Ces quatre esprit majeurs ont sous leurs ordres une armée de petits esprits qui habitent les bois, les mers et les océans ainsi que l'air et toutes choses, ce sont les intermédiaires privilégiés entre la civilisation et le Noal, le Monde Spirituel.

La religion antique des Gardiens aussi dit Aeonisme tient sa source dans les âges les plus reculés du système Yseran. Les civilisations de l'antiquité croyaient en une représentation divine des éléments qui une fois réunis, apportent la vie. La vie est au centre de l'Aeonisme, c'est une religion profondément attachée au concept de respect de la Nature, des esprits qui sont censés vivre en chaque éléments et ce qui en découle.

La chute

L'Aeonisme a longtemps été la religion prédominante du système Yseran en compagnie de la Divina Muerte, plus confidentielle. Il n'y a jamais eu de tensions entre les deux cultes qui se respectent l'un, l'autre. Certains Aeonistes voient en la Divina Muerte, la suite logique du passage de l'âme du Kaonthyr aux Limbes en passant par le Noal. L'esprit voguant de l'un à l'autre pour un dernier voyage.

Cette hégémonie partagée a subi elle aussi les conséquences des guerres tarchannes, la perte de la foi au profit du désespoir grandissant puis l’avènement de la religion fédérale finirent de vider les temples dédiés aux Aeons et à leurs Gardiens. Les prêtres Aeonistes tout comme les fidèles ont été traqués par des Inquisiteurs zélés, les forçant à renier leur croyance ancestrale au profit du culte de la Trinité Fédérale. De nombreuses purges ont démontré l'intransigeance et la cruauté des inquisiteurs à l'égard de personnes profondément pacifiques.

Pour la Fédération, l'Aeonisme est un lointain souvenir mais même si le temps des cérémonies aux temples est révolu, la religion des Gardiens est encore vivace à l'instar de la Divina Muerte. Les Aeonistes se rassemblent en petite loge locale pour honorer la Vie, les éléments bienfaisants et les Gardiens. L'Aeonisme est très présent dans la culture Rhaxienne mais surtout chez les Tauriens de Chontos. C'est sur leur planète respective que l'on retrouve les plus grandes et importantes loges qui servent de chef de file pour les autres, dispersées dans la Fédération. Certains risque leur vie en réinvestissant les ruines des Temples en particulier sur Cynia, la Nocturne

Le culte
L'Aeonisme n'a pas de dogme à proprement parler, mais plutôt une multitude de rituel qui s'adaptent à la demande du fidèle, ce dernier peut d'ailleurs les exercer seuls sans l'aide de prêtre. Ces rituels s'accompagnent le plus souvent d'offrandes faites en nature (nourriture, eau, vin...), en prière écrite avec conviction sur des morceaux de parchemins sacrés que l'on brûlent ou à l'aide des éléments qui convient aux Gardiens que l'on prie (terre, feu, outre à vent ou eau bénie par un prêtre).

C'est le prêtre qui reçoit le don des Aeons directement, des dons qui se traduisent par des pouvoirs de divinisation, des prédictions. Ce sont des citoyens lambda que les Gardiens et leurs maîtres ont estimé digne d'être leur porte-paroles. Les prêtres entretiennent un lien avec le Noal bien plus fort que la majorité des fidèles, entrant parfois dans une longue méditation pour recevoir les décisions des Aeons. On les consulte en tant qu'augure ou shaman suivant les cultures dans lesquels on les retrouvent.

L'Aeoniste porte souvent sur lui une pierre sacrée qui lui sert de porte-bonheur, de talisman. Elle peut être précieuse ou caillou sortant de l'ordinaire possédant une mince connexion avec le Noal. Les pierres telles que le Rubis s'apparent à Haalk, l'emeraude à Eherd, l'Opale à Kaer-Nak et enfin le saphir ou l'aigue marine à Mehen.

Les Aonistes sont pieux mais pas dévots. Ils croient certes en des entités spirituelles supérieures mais savent reconnaitre les forces des concepts plus terre-a-terre tels que la Science ou la Médecine. Ce sont des gens qui rejettent l'idée de violence et pencheront plus du côté du dialogue ou alors de l'autodéfense quand leur vie est en jeu. Toutes vies à leurs yeux est sacrée, ils rejettent les concepts de vengeance et préfèrent le pardon, la compassion même quand celui qui leur a fait du tort tombe.

La prière
Halk le dragon de cuivre
Haalk est prié quant on recherche la force de surmonter les épreuves, pour ôter les doutes et pour tout les combats au sens propre ou figuré que la vie peut amener à faire. C'est le Dragon de Cuivre que l'on prie quand on cherche l'inspiration dans l'art de la forge et des métaux. Les prêtres de Haalk sont doués de l'Inspiration du Gardien, ils peuvent aider ceux qui les sollicitent à trouver la détermination, le courage et l'audace dans leur entreprise.

Mehen la baleine d'azur ailée
On prie Mehen pour bénir, protéger sa famille, son foyer et rechercher la sagesse pour prendre les bonnes décisions. C'est la baleine d'azur que l'on prie quand on cherche les réponses aux questions les plus difficile que l'on est amené à se poser: sur soi, sur son entourage, sa famille ou encore son travail. Les prêtres de Mehen sont doués de Divination des Eaux, c'est dans l'eau sacralisée par la Gardienne elle-même qu'ils peuvent trouver ce que cherche les fidèles qui les sollicitent.

Eherd le tigre d'argile
On se tourne vers Eherd pour souhaiter avoir une récolte riche et abondante, une bonne terre fertile mais aussi réussite dans les affaires ou le commerce. Les fidèles d'Eherd sont surtout des agriculteurs, des gens proches de la Nature-Mère ou encore des marchands. Ils prient le Tigre d'argile aux yeux d’émeraudes pour que leur culture remplissent les greniers ou acquérir de nouveaux contrats. Les prêtres d'Eherd sont doués de prescience, ils peuvent voir grâce au don du Gardien, l'avenir proche des fidèles qui les sollicitent mais un avenir qu'il faut savoir interpréter.

Vardhan, l'Aigle Céleste
Il est vénéré pour soigner les blessures du corps, de l'âme et de l'esprit. C'est le Gardien qui prend soin au sens propre du terme des fidèles Aeoniste, celui que l'on prie pour avoir santé et vigueur ou pour le prompt rétablissement d'un proche ou d'un ami. Les prêtres de l'Aigle Céleste sont sollicité pour leur don de Thaumaturge extrêmement rare et capable de guérir le malade.

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La Divina MuerteElle a toujours été présente...



Histoire

La Divina Muerte est l'unique religion faisant obstacle à l’hégémonie du Dogme Fédéral. Apparue bien avant ce dernier, la Divina Muerte est le culte païen ayant réussi à survivre à la domination du culte imposé par la Fédération, n'ayant jamais reconnu en le Dogmaturge un quelconque chef religieux. Confinée uniquement au bayou Yseran, par soucis de clandestinité, elle ne se pratique que par les initiés dans l'anonymat le plus complet. Subtile mélange de spiritisme, de rituels indigènes, de magie et de superstitions, la Divina Muerte trouve ses racines dans les anciens cultes glorifiant les divinités macabres dont le panthéon, au départ très important, s'amenuisa pour n'en garder que la figure principale, en la personne de la Mort.

D'abord confiné parmi la population native d'Ysera, la Divina Muerte se répandit, toujours de façon confidentielle, au fil des ans, propagée, sans doute, par les voyageurs et les commerçants ayant fait une longue halte sur la planète funéraire et s'étant converti au rite durant leur séjour.

Si de l'extérieur elle est dépeinte comme une religion sanguinaire, dont les adeptes sont partisans des sacrifices humains et des bacchanales, il n'en est, en fait, rien du tout. Bien que dédié à la Mort, le culte macabre n'en célèbre pas moins la vie et la résurrection. Certains récits, très rares, disent que les Divinarios suivent, tout au long de leur vie, une série de règles visant à apporter respect et compassion envers ceux qui sont mort.

Les Icones

Maman Brigitte : Grande femme longiligne, dotée d'une longue chevelure rousse (parfois noire corbeau quand son humeur est sombre) et d'yeux améthystes tranchant avec sa peau de porcelaine, elle affiche un visage fin d'une beauté macabre toujours vêtue de vêtements violet, couleur symbolisant la mort. Ne semblant pas avoir d'âge, elle a, d'aussi loin que l'on s'en souvienne, toujours été présente. Constamment affublée d'un petit chapeau haut de forme défraîchi dans lequel sont plantés des plumes de paon et d'une voilette de mousseline noire ayant visiblement fait son temps, elle complète souvent le tout d'une petite paire de binocle aux verres fumés. Maman Brigitte est généralement accompagnée d'un chat noir dont on dit de lui qu'il est capable de voir l'âme de son vis-à-vis en le regardant dans les yeux et que, de ce fait, il en serait peut-être le juge. Protectrice des cimetières et des monuments funéraires, elle est la garante des autres mondes.

Baron Samedi : Grand homme à la peau mat, dont le faciès est couvert d'un tatouage blanc représentant un crane mortuaire. Toujours habillé d'un costume trois pièces élimé anciennement blanc, dépourvu de chemise, il porte aussi constamment un chapeau haut de forme blanc et des lunettes de soleil. Ses pas sont rythmés par le claquement régulier d'une canne en bois d'ébène usé qui ne le quitte jamais et dont le pommeau, en ivoire de Rhinorien, est une tête de mort hilare. À contrario de Maman Brigitte, dont il est l'époux, son compagnon animalier est un rat au pelage anthracite et aux yeux rouges, dont on dit de lui qu'il est le collecteur des âmes qu'il grignote à même les corps sans vie nouvellement mis en terre. Complémentaire à son épouse, il est le gardien des âme qu'il conduit dans l'entre-monde, s'assurant de leur arrivée à bon port.

La Mort (Death) : Icône absolue de la Divina Muerte, l'imagerie populaire veut que cette dernière soit dépeinte sous la forme d'un squelette de plus de deux mètres, dont le corps osseux est enveloppé d'une longue robe noire faites de guenilles et de multiples pièces de tissus rapiécées arrachées . Elle se déplace en permanence munie d'une faux, aussi grande qu'elle, entourée de chaînes rouillées émettant un claquement lugubre à chacun de ses gestes et qui lui serre à faucher et récolter les âmes. Les divinarios affirment que les yeux de leur divinité sont deux petits globes de lumière bleutée qui virent au rouge quand la Mort met fin à une existence.

La funeste déité n’apparaît, cependant, pas souvent à ses fidèles, préférant laisser à ses entités le soin de mener son culte.

Le culte
Contrairement à ce que rapportent les rumeurs et autres superstitions populaires, le culte de la Divina Muerte n'est pas constitué de sacrifices humains et de cérémonies bercées de magie noire. La pratique du culte est axée sur la prière pour les âmes défuntes, les louanges et les offrandes destinées à la funèbre déité. La religion de la mort met un point d'honneur à célébrer la vie et le trépas avec sérénité et respect.

Les offrandes se composent de fleurs séchées (que l'on retrouve uniquement sur les rives du fleuve Erzulie qui borde l'unique cité Ifreanniene), de petits crânes en sucre, de divers épices et de bougies dont la lumière serait un guide pour les âmes perdues.

La pratique rituelle n'est pas confinée à la planète mortuaire, les Divinarios sont libres de célébrer leur culte où qu'ils se trouvent. La seule restriction étant la plus grande discrétion.

Le Divinarios ne porte, normalement, pas de bijoux religieux ou bien de signes distinctifs visibles, il arrive cependant que certains portent des grigris ou bien des tatouages en rapport avec leur croyance. Le seul rappel à leur foi est le port , sous quelque forme que ce soit, de la couleur de la Mort, le violet.

L'autre aspect du culte se présente sous la forme d'une marque de respect, uniquement connue des divinarios, destinée aux défunts au moment de leur trépas et qui, selon la légende, sert à prévenir la Mort de l'arrivée d'une âme dans son sanctuaire. Il est important de rappeler que les Divinarios éprouvent le plus grand respect pour la vie et les défunts

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